Lu dans "la Croix"

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Oui, c’est vraiment du sport … l’osmose, la coordination et la complicité Cavalier Cheval conditionne la performance atteinte et l’économie de fatigue pour les deux …
… Au fil de cinq épisodes de 26 minutes tournés en huit mois au sein de l'École nationale d'équitation de Saumur, on suit la préparation d'un gala, s'attachant à chaque épisode à un « couple » cavalier-cheval dans les différentes étapes de leur complicité : recherche d'une monture « apte », débourrage, dressage par d'imperceptibles encouragements de la main, de la voix, sauts vers toujours plus de légèreté... quelques clichés tombent, dépoussiérant le Cadre. Derrière l'uniforme et les figures impeccables, bat le cœur de passionnés. D'amoureux, même, si l'on en juge par les caresses et les baisers que beaucoup offrent à leur monture, une lueur d'admiration dans le regard. Au mot « dressage », la plupart de ces hommes préfèrent celui de « complicité ». Leur autorité n'est jamais la violence (un léger coup de cravache se voit reproché à son auteur) et s'allie à une constante attention aux capacités, au « désir » du cheval. Un cavalier demeure rétif malgré cinq ans de travail ? « Ne penses-tu pas que tu devrais arrêter ? », lance l'instructeur à l'écuyer terriblement déçu. Douceur, mais parole vraie. Une leçon d'éducation.

SABINE GIGNOUX

Publié dans Lu dans la presse

Commenter cet article