Michel

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Michel, père de 3 enfants :

michel.pngL’équitation est l’un des rares sports à se pratiquer avec des animaux. L’équitation permet de partager quelque chose avec un être vivant qui ne juge pas, ne critique pas, aime se faire soigner et cajoler. 
Il y a un côté « affect positif » dans la pratique en binôme cavalier / équidé, ce dernier étant un être vivant, doté de traits de caractère propres (pour ne pas dire d’une personnalité). Ce côté « affect positif » touche particulièrement les jeunes (70 % de – de 19 ans dans les licenciés FFE) et les femmes (80 % de féminines).

Il y a aussi un côté « peluche » qui est apparu avec le développement de la pratique sur poneys à partir des années 70, qui a contribué largement à l’essor de l’équitation (devenue pratique de sports et loisirs, et non plus pratique sportive dérivée de l’utilisation militaire du cheval), mais qui peut poser des problèmes au moment de la transition poney / cheval (plus grand, plus impressionnant, moins « sympathique »), d’où des pertes de pratiquants à ce moment-là.
Il y a également une perte de jeunes cavaliers garçons à l’âge où l’on ne s’intéresse plus trop à l’animal lui-même, et que l’on veut se faire une place au milieu des copains, montrer sa virilité… ; le horse-ball permet cependant de concilier ces aspirations avec le contact d’un animal.
A noter que le cheval est très utilisé dans la pratique handisport, quel que soit le type de handicap. Tout le monde peut citer des exemples de poneys ou chevaux habituellement pas « faciles » et qui sont sages comme des images dès qu’ils ont un handicapé sur le dos.
Le cheval peut aussi contribuer à sociabiliser des jeunes en perte de repères : il y a, au départ, une forme de crainte envers l’animal (cf. l’utilisation du cheval en milieu urbain par certaines polices), puis du respect (ils se rendent compte que monter à cheval ce n’est pas si facile et que ce n’est pas qu’une question de fric), puis un courant positif qui passe, qui fait évoluer la personnalité et le comportement de la personne, qui amène à la notion de responsabilisation.
Pour ce qui est de l’attelage, il présente plusieurs avantages : on n’a pas besoin de savoir monter à cheval pour participer et « faire quelque chose » avec des chevaux ; il permet une pratique partagée (au minimum un meneur et son groom, souvent en couple, souvent des passagers en plus) ; il peut concerner tous les âges, des enfants aux seniors qui commencent à se dire « si je tombe de mon cheval, je vais me casser ». Comme pour l’équitation, l’attelage peut se pratiquer en tant que sport de compétition ou comme pratique de loisirs et de découverte (randonnée).

Michel

Publié dans Témoignages

Commenter cet article