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47 articles avec syntheses 2014

Homme, cheval : l'écoute réciproque

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Découvrir et comprendre le monde sensoriel, émotionnel et mental du cheval, son mode de fonctionnement, ses besoins et ses envies tout en apprenant à nous mettre à l’écoute des messages qu’il nous adresse est une fantastique école pour nous comprendre nous-mêmes.
L’approche EPONAQUEST développée par Linda Kohanov (« Le Tao du cheval ») permet de se mettre à l’écoute des messages que le cheval nous envoie sur nous-mêmes. A nous ensuite de choisir de les prendre en considération ! Pour un cavalier, cela veut tout simplement dire « apprendre à écouter ce que l’autre a à nous dire et le considérer ».
Le cheval parle à l’humain et nous le découvrirons le 23 mai.
L’approche éthologique permet de comprendre comment fonctionne le cheval et d’utiliser sa sensorialité pour s’adresser à lui. Tout simplement, le cheval peut comprendre ce que l’humain lui demande. L’Homme communique avec le cheval.
Pour les cavaliers, par une plus grande compréhension du fonctionnement du cheval et par une meilleure connaissance d’eux-mêmes, la combinaison des 2 approches ouvre la perspective d’une relation mutuelle authentique, profonde et performante !

http://eponaquest.fr

 

Publié dans Synthèses 2014

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Les 3 "C" : Clarté, Confiance, Concentration

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

« Dis-moi clairement où tu veux aller et si tu m’accordes ta confiance et que je te sens concentré sur ton objectif, je serai force de proposition ! »
On ne sait plus si c’est le cheval par son comportement qui parle à l’Homme ou si ce sont deux Hommes qui se parlent. Le résultat est le même, la complicité et la concentration sur l’objectif (concentré sur l’objectif, détendu avec les Hommes) est belle à voir, bonne à vivre, agréable à partager et conduit à des résultats étonnants.
L’avoir compris c’est bien, le vivre c’est mieux !
Allez, à l’entrainement...

 

Publié dans Synthèses 2014

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Synthèse de l’atelier animé par Patrick Massé

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Lors de l'atelier animé par Patrick Massé le 23 mai, 42 adhérents, anciens et animateurs Germe étaient présents.
Après avoir assisté aux explications de Patrick Massé concernant son approche des chevaux dans le cadre du dressage et aussi de la reprise en main de chevaux qualifiés de difficiles, nous nous sommes réunis en petits groupes afin d’évoquer ensemble les rapprochements que nous avons pu faire avec nos pratiques de management.
Ils sont les suivants :
- Profilage des chevaux :
Dans les contacts et le quotidien avec ses équipes, le manager doit trouver la corde sensible, le canal de communication de chacun, individuellement, pour favoriser l’interconnexion et agir efficacement
- Donner le cadre :
C’est au manager de donner le cadre et de fixer les règles de fonctionnement, même s’il les fixe avec ses équipes de manière participative, en accord avec les objectifs qu’il aura communiqués.
- Rapport dominant-dominé :
Sur le plan humain, nous parlerons plutôt de rapports d’autorité, mais celui-ci est nécessaire.
- Zone de confort, zone de challenge, zone d’inconfort :
Le travail structure mais la tension permanente use. Il est nécessaire de faire attention (exemple : on ne peut capter l’attention réelle et exiger la concentration durant plus de 20 minutes d’affilée)
- Le cheval seul dans son pré s’ennuie :
Attention de ne pas laisser un collaborateur travailler seul en permanence sans inter-action car cela peut le démotiver.
- Prendre le temps de vrais contacts, savoir rassurer et manifester sa reconnaissance
- Il y a des chevaux que l’on vouvoie et d’autres à qui il faut « botter les fesses »
Chaque individu est différent dans sa manière de faire et sa sensibilité, le manager doit en tenir compte dans ses réactions.
- Il y a des chevaux dangereux et fêlés avec lesquels rien ne sera possible :
Nous pouvons avoir affaire à des collaborateurs pervers avec lesquels aucune collaboration n’est possible et qu’aucune technique ne peut ramener à une manière saine de se conduire et de réagir. S’ils ont un comportement destructeur, il est préférable de s’en séparer.
- Complicité et finesse sont nécessaires avec les chevaux :
Nous devons nous attacher à pratiquer un vrai management de proximité
- Il faut avoir conscience que certaines choses tiennent de la communication non verbale et il est préférable d’y être attentif.
- En Mongolie comme en France, les chevaux répondent aux mêmes signes :
Soyons simples dans les codes que nous utilisons afin de ne pas les troubler et les dénaturer.

Apport extérieur : il faut incarner son intention car si nous ne sommes pas convaincus, nous ne serons pas convaincants (être clair et cohérent dans ses intentions).

 

Publié dans Synthèses 2014

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Roland GUINCHARD, psychologue clinicien

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Roland GUINCHARD, Psychologue clinicien, Psychanalyste, conférencier et accompagnateur d’équipe de direction auteur, entre autres, de « Personnalités difficiles ou dangereuses au travail », il signe la préface du livre “communication professionnelle et management, et si vous en parliez à votre cheval” de Guillaume ANTOINE.
Découvrir et comprendre le monde sensoriel, émotionnel et mental du cheval, son mode de fonctionnement, ses besoins et ses envies tout en apprenant à nous mettre à l’écoute des messages qu’ils nous adressent est une fantastique école pour nous comprendre nous-même.
L’approche EPONAQUEST développée par Linda Kohanov (« Le Tao du cheval ») permet de se mettre à l’écoute des messages que le cheval nous envoie sur nous-même. A nous ensuite de choisir de les prendre en considération ! Pour un cavalier, cela veut tout simplement dire « apprendre à écouter ce que l’autre a à nous dire et le considérer ». Le cheval parle à l’humain et nous l’avons vu et compris le 23 mai.
L’approche éthologique permet de comprendre comment fonctionne le cheval et d’utiliser sa sensorialité pour s’adresser à lui. Tout simplement, le cheval peut comprendre ce que l’humain lui demande. L’Homme communique avec le cheval.
Pour les cavaliers, par une plus grande compréhension du fonctionnement du cheval et par une meilleure connaissance d’eux-mêmes, la combinaison des 2 approches ouvre la perspective d’une relation mutuelle authentique, profonde et performante !

 

Roland GUINCHARD, psychologue clinicien

Publié dans Synthèses 2014

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Annick et Kali

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Les chevaux dans notre vie…

Comme l’être humain, chaque cheval est différent, ne serait-ce que par sa race.
Ensuite, viendront s’ajouter son cadre de vie, ses activités, son propriétaire et ceux qui participeront à sa vie.
Pourtant, le même cheval sera différent selon ce qu’il fera et avec qui il le fera. J’en prends pour exemple Kali, ma « bonne » jument, qui, avec nous, faisait de l’équitation et de l’attelage.
Quelle différence dans son comportement pour l’une ou l’autre de ces disciplines.
Cela commençait dès le box.
Pour l’équitation, le toilettage se faisait à l’intérieur alors qu’on le faisait à l’extérieur quand nous la préparions pour l’attelage.
Là, déjà, elle comprenait.Et, c’est devenu évident avec le temps : plus fière quand elle « sentait » la voiture… C’est « majestueuse » qu’elle sortait de son box, tête relevée, oreilles dressées, œil pétillant.
Une fois harnachée et attelée, elle faisait alors la différence par rapport à celui qui tenait les guides. Le professeur ou le débutant, elle n’avait pas besoin de se retourner pour vérifier, elle « sentait ». Et, bien évidemment, elle agissait différemment. Non, elle ne privilégiait pas l’élève, au contraire… elle savait parfois lui réserver un « mauvais » coup. Rien de grave, mais une résistance à quelques demandes ou de la précipitation quand il fallait avancer lentement. Elle testait, tout simplement.
Puis, quand nous avons commencé à participer à des concours, elle a très vite compris ce que l’on attendait d’elle. Le parcours d’orientation ou le parcours en terrain varié : elle s’adaptait, elle obéissait. Et, surtout, je pense, elle s’amusait…
Elle avait compris le passage entre les barres, la traversée du gué, le demi-tour, le reculé, les différents obstacles…Mais, bien sûr, il fallait lui donner les bons ordres, bien la guider.
Le gué, elle adorait. Il fallait alors la pousser, pour qu’elle ne s’y arrête pas, mais pas trop pour qu’elle ne passe pas à l’allure supérieure. L’arrêt lui plaisait aussi, pieds bien au carré, tête relevée…Des moments extra !
C’est dans ces moments là que l’on comprend combien le respect de l’animal est important ; il nous le rend bien.
Nous l’avons compris mieux encore lors d’un concours d’endurance. Dans cette discipline, le temps mis à faire le parcours était important, mais il était tenu compte, pour le classement, de la récupération cardiaque du cheval. Et nous voilà partis, le cœur léger. Les kilomètres se succèdent, le temps passe et, bientôt, nous arrivons au but. Kali, elle, trottait à son aise, allure régulière. Nous avons bien essayé de la pousser un peu, histoire de gagner quelques minutes au chrono.Non, elle continuait à son rythme…
Passage vétérinaire obligatoire dix ou quinze minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée. On la désaltère, pas trop, on la fait marcher tranquillement et on passe sous les yeux experts du docteur.
En temps, nous n’étions pas les meilleurs mais au classement, nous étions les premiers ! C’est son allure paisible et tranquille qui a fait toute la différence et nous a offert la coupe !
Merci, Kali.
C’était un peu la même chose quand on la montait. D’ailleurs, comme elle était un peu « mémère » et très placide, c’est souvent elle qui était donnée aux débutants. Il lui arrivait alors d’en profiter : s’arrêter, couper les coins, faire ce que bon lui semblait…. Parfois difficile quand on la prenait ensuite ; il fallait la surveiller, la remettre sur le droit chemin. Et si c’est Anne-Sophie qui la montait, alors, là, elle ne « bronchait » plus, attendant les ordres de sa cavalière, réagissant à la moindre demande. C’était Kali !
Lors de certains cours d’équitation, on faisait quelques jeux. Très vite, elle comprenait ce que l’on attendait d’elle ; un simple mot et elle démarrait.
Il n’y a qu’une chose qu’elle n’aimait pas : le saut d’obstacle !
Mais à vrai dire, elle n’était pas bâtie pour cette discipline. De mon côté, ce n’était pas ma préférence. Quelque part, on se comprenait…
Très vite, un langage s’installe entre l’animal et l’homme.
Avec elle, nous avions l’habitude non seulement de lui parler, mais aussi de lui envoyer une sorte de sifflement auquel elle répondait avec une certaine rapidité.
Après l’avoir vendue, je suis allée la revoir. Elle était dans une prairie avec un autre cheval. A son nom, elle a tout de suite réagi, levant la tête, bougeant les oreilles, se dirigeant dans ma direction. Quand j’ai sifflé, c’est au galop qu’elle est arrivée, bousculant son compagnon de prairie pour arriver plus vite. Le nouveau propriétaire n’en revenait pas : "Je dois toujours l’appeler plusieurs fois pour qu’elle bouge".
Et puis, parler n’est pas toujours nécessaire. Le cheval comprend et interprète les silences, les non-dits.
Il m’arrivait parfois, bien fatiguée après une dure journée de boulot, de ne pas être en grande forme pour la leçon d’équitation. Une simple caresse suffisait ; elle savait qu’il faudrait y aller doucement, qu’il faudrait être sage.
Elle savait aussi qu’elle serait récompensée : carottes, pommes, bonbons… il y en avait toujours dans l’une ou l’autre poche, dans un sac que l’on déposait, en arrivant, au bord du box. Elle savait qu’il fallait attendre la fin de la reprise ou de la balade pour y avoir droit. Et, si ça trainait un peu, alors elle se servait, la tête plongée dans le sac ou les naseaux au bord de la poche et l’œil pétillant elle savourait la douceur convoitée.
Quant au pansage après l’exercice, c’était un autre plaisir. On sentait en la brossant ou en la douchant qu’elle appréciait. Juste retour des choses…
Mais, toujours, le « repos » et le confort du cheval avant celui du cavalier
Après mon opération du genou, je tenais à remonter, ne serait-ce qu’une fois. Le défi était lancé. Après deux petits essais de quelques minutes, sans le moindre problème, je décide, dans les jours suivants, de me faire plaisir et de la monter plus longuement. Une heure de bonheur ! Oui, Kali et moi avons « travaillé » pendant une heure ; elle répondait à mes moindres signes, elle réagissait au plus petit coup de talon. Pas, trot, galop, transitions, cessions, figures, tout y est passé, ou presque…
Les autres cavaliers et le moniteur n’en revenaient pas. Jamais nous n’avions été aussi complices, en accord presque parfait, en… osmose… Celles et ceux qui nous ont regardées m’ont avoué ensuite : on n’aurait pas pu dire laquelle était la plus heureuse de vous deux… tout était dans le regard, de l’une comme de l’autre…
Merci, Kali.
Cette fois là, heureuse, en descendant, j’ai su que je ne la monterai plus.
Je tenais à rester sur une telle complicité, un si grand bonheur pour les deux.
Et s’il m’arrive de la « regretter », je pense à ce qu’elle m’a apporté, à tout ce qu’elle m’a donné. Elle m’a fait grandir. Elle m’a appris le respect, l’humilité, mais aussi la volonté et le dépassement de soi sans écraser l’autre…
Belles leçons de vie que nous donne ce noble animal !
 

 

Annick et Kali

Publié dans Synthèses 2014

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« 1gr à 2 gr sur les rênes ! »

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Doser entre tension qui fait mal et grand lâcher angoissant, il y a une juste tension ou une juste attention à entretenir avec chacun.
Le bon manager pratique un management individuel qui considère les sensibilités de chacun.
Il le fait spontanément, naturellement, quand il a compris et accepté à quoi lui-même fonctionnait.
S’interpeller et se soutenir mutuellement lors des séances de formation et d’entrainement et une belle opportunité  pour progresser dans ce sens.
Allez, à l’entrainement !

 

Publié dans Synthèses 2014

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Un cheval territorial à La Chapelle Gaceline

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Au-delà de ces expériences ponctuelles, les missions de long terme assignées aux chevaux de travail sont plus rares. Ces missions de long terme sont associées aux chevaux dits territoriaux, qui possèdent d’ailleurs leur congrès annuel à Trouville, ville pionnière sur le sujet. En Morbihan, après la ville de Pont Scorff qui utilise un cheval territorial depuis quelques années, c’est la commune de La Chapelle Gaceline, en pays de La Gacilly, qui s’est dotée d’un cheval territorial, Nayak, en juillet 2009.
La Chapelle Gaceline est résolument la commune du cheval avec la mise en place d’un cheval territorial, mais également l’organisation des « Folles journées du Cheval » le deuxième week end de septembre,  l’accueil du premier Théatre équestre de Bretagne de Patrick Massé, artiste équestre renommé pour ses spectacles avec des chevaux lusitaniens, d’une sellerie d’art et l’organisation à trois reprises de Equi cités.
A l’image de Gaceline, le personnage à l’effigie de la ville, La Chapelle Gaceline cultive la recherche d’une qualité de vie en accord avec son cadre verdoyant.

La naissance de l’idée

En 2008, à la recherche d’une idée fédératrice pour leur commune, le maire et les adjoints ont rendu visite aux élus de la commune de Saint Pierre sur Dives en Normandie. L’objectif de ce déplacement était de rencontrer l’attelage communal. En effet, sur cette collectivité, le transport scolaire se fait quotidiennement en calèche avec un cheval de trait et 2 employés communaux. Sur la commune voisine de Trouville, la collecte des déchets est également réalisée par un attelage communal. En Normandie, pays du cheval, les chevaux territoriaux sont déjà très développés.
Cette visite a permis de constater que le projet était viable, et les élus ont alors décidé de se lancer dans l’aventure. Les Haras Nationaux (aujourd’hui Institut Français du Cheval et de l’Equitation) les ont accompagnés dans la mise en place de cette expérience, leur apportant un soutien technique non négligeable.

Le cheval aujourd’hui…

Après la phase de mise au point du projet, La Chapelle Gaceline a acquis Nayak, dressé par Monsieur Maubec de Porcaro, en juillet 2009. Il transporte quotidiennement depuis janvier 2010 les enfants de l’école à la cantine, à la médiathèque ou en promenade. Nayak est mené par Aurore. Un second cheval, Opérat, l’a rejoint au pâturage. Et ainsi en paire le trajet devient une vraie balade pour les chevaux…
La commune de La Chapelle Gaceline a souhaité développer les activités avec son cheval et devenir une véritable équi-cité, en réalisant l’arrosage, le transport des déchets verts, la distribution du bulletin municipal avec le cheval… Pour le quotidien, des anneaux ont été fixés en plusieurs endroits du bourg pour permettre l’attache des chevaux qui participent au nettoyage et au fleurissement de la commune. Pour les grands jours, la calèche est également au coeur de la vie du village en accompagnant les cérémonies officielles, les jeunes époux qui le souhaitent ou pour transporter le père Noël. Quant aux animations communales, elles se font bien évidemment avec les chevaux territoriaux. Au printemps, il est également envisagé de mettre le cheval à disposition des habitants, pour remplacer le motoculteur : moins bruyant et tout aussi efficace!
Tous ces projets démontrent l’inventivité de La Chapelle Gaceline, qui crée de nouveaux services avec son cheval territorial. C’est également là l’un des points porteurs de la réutilisation des chevaux de travail : ils permettent de repenser le monde dans une réelle optique de développement durable.
Et il existe encore des tas d’idées à découvrir et développer

Les Equi cités : des démonstrations grandeur nature

Pour fêter la première année de services hippomobiles de son cheval territorial, la Chapelle Gaceline et l’association Mille Sabots ont décidé de s’associer le jeudi 3 juin 2010 afin de présenter aux collectivités un panel des actions qui pouvaient être mises en oeuvre par des moyens hippomobiles : transport de personnes, tonte, collecte de corbeilles, entretien de voirie et d’espaces verts…
A travers le partage d’expériences et la démonstration, les élus et les membres des services techniques et environnement ont pu observer et s’informer sur les nombreuses possibilités offertes par les moyens hippomobiles.
Les objectifs de cette journée étaient nombreux :
• Permettre un partage d’expériences, en donnant la parole aux communes pilotes, afin qu’elles fassent partager aux autres collectivités les freins et les atouts d’une telle démarche.
• Convaincre par l’exemple : les discours ne remplaceront jamais la démonstration réelle, c’est pourquoi cette journée a été décidée.
• Encourager les nouvelles actions, en permettant aux collectivités qui se poseraient des questions de venir discuter avec des professionnels de la traction animale et avec des collectivités ayant déjà mis en place des actions.
• Valoriser l’expérience des précurseurs: que ce soit pour des opérations ponctuelles ou de plus long terme, les collectivités qui ont osé remettre de l’équidé dans la cité méritent d’être mises en avant. Cette journée est l’occasion de présenter les expériences menées dans la région.
Il est nécessaire de voir les chevaux au travail pour pouvoir en envisager l’impact environnemental et social, et pouvoir ensuite l’imaginer chez soi.
Cette journée était également l’occasion de donner une idée des préalables indispensables pour garantir le succès de ce type d’opération.
En effet, tout projet de collectivité intégrant des équidés nécessite 3 ingrédients indispensables pour garantir son succès:
• Une volonté politique forte, pour recueillir l’adhésion la plus large possible à un projet, qui à l’heure actuelle, peut encore être qualifié de précurseur
• Une formation du personnel adaptée, garante de la pérennité de l’usage du cheval
• Un projet préparé avec soin, pour garantir sa viabilité économique à long terme

http://www.lachapellegaceline.fr/les-chevaux-communaux/

 

 

Publié dans Synthèses 2014

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Marine SHERHAG

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Brigadière-chef - Régiment de cavalerie 1er escadron.

Après avoir débuté quelques années à poney, mon oncle étant aussi cavalier, m'a offert pour Noël mon premier cheval MOHICAN. C'est un grand cheval avec beaucoup de caractère qui n'apprécie guère que sa liberté soit entravée mais je crois que ma douceur féminine l'apaise et il me le rend bien.
Les années passent, mes études me prennent du temps et MOHICAN nécessite beaucoup d'attention, plus que je n'ai la possibilité de lui en donner, c'est donc à contrecœur que je suis obligé de m'en séparer.
Je ne veux pas abandonner ma passion pour autant.
J'ai donc poursuivi ma passion à travers mon métier en intégrant le régiment de cavalerie de la garde républicaine au cours de l'été 2010 à ma plus grande joie.
Je découvre alors de magnifiques chevaux hors normes tant par leurs morphologies physiques que leurs aptitudes à servir en milieu urbain.

Chaque cavalier se voit attribuer un cheval durant sa carrière.

C' est comme ça que je fais la connaissance de TAVERNY, il a 5 ans et vient d'être affecté, lui aussi, au prestigieux régiment de cavalerie. Il débute sa carrière et n'a pas encore de cavalier.
Il est en phase d'apprentissage de son futur métier de cheval garde républicain.
J'ai tout de suite eu un coup de cœur, il a son petit caractère qui le rend très attachant.
Une relation de confiance s'installe et nous fait évoluer tous les deux en vue des missions de sécurité publique qui nous attendent.
Le temps passe, nous continuons de progresser ensemble, nous nous connaissons par cœur, notre complicité est de plus en plus importante et nous sommes capables de ressentir tous les changements d'attitudes l'un envers l'autre.
Avant tout cavalière et cheval militaires, nous débutons donc tous les deux nos premières patrouilles de surveillance générale, nos premiers services de sécurité publique, ainsi que nos premiers déplacements et tout cela sans le moindre faux pas, tout en le rassurant dans ses hésitations.
La symbiose homme - cheval ne s'arrête pas seulement à l'animal surtout dans cette institution où les relations humaines et l'esprit d'équipe sont de rigueur.

 Marine SHERHAG

Publié dans Synthèses 2014

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Ségolène

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Aussi loin que je m’en souvienne, le cheval a toujours fait partie de ma vie et de mes rêves. Et pourtant, les premières expériences n’ont pas toujours été heureuses : chutes, coups de pied. Qu’importe le virus était là. Des années de cours plus tard, empreints d’enseignements basés sur une culture militaire, l’approche a évolué. Elle s’est ouverte à une plus grande écoute de l’animal et de son fonctionnement. La vraie recette de cette complicité homme–cheval. Exit ou presque, le « je décide et tu cèderas ». Et les faits le prouvent : essayer d’imposer votre autorité à un cheval qui pèse 400, 500, 600 kg. Peine perdue. Alors que s’intéresser au comportement du cheval, vous fera gagner un temps précieux.
Aujourd’hui mon rêve est devenu réalité. Et de la plus belle des manières : un poulain. Celui de la jument de famille. Onze longs mois d’attente, 700 km parcourus pour traverser la France et découvrir les premières heures de mon complice Udji. Merveilleux premiers instants où je me suis fait tout petite pour laisser ce poulain et sa mère vivre ce qu’il leur appartenait.
Seule la confiance qu’elle avait en moi, en l’humain, m’a permis d’approcher ce frêle poulain.
Et de jours en jours, le lien s’est construit. J’ai observé cette jument apprenant les règles de vie à ce poulain intrépide. Sans m’immiscer. Jamais. Peu à peu, sa curiosité l’a poussé à venir vers moi, à me faire confiance, etc.
Est venu le moment du sevrage. Séparation difficile mais nécessaire entre la mère et son petit. Je suis alors devenue la référente, la dominante.
Des heures à jouer, à poser les bases de cette route à deux.
De quoi presque oublier ses trois ans « fatidiques » où petit cheval devenu grand pourra être monté. Udji s’est révélé sage et appliqué sous la conduite de la professionnelle qui lui a inculqué les bases nécessaires. Mais les bases restaient des bases. Marcher, trotter, galoper.
Le 5 juillet 2011, jour J. Le jour où j’ai décidé de me lancer. M’acceptera-t-il ou pas sur son dos ? J’avais le temps. Il avait confiance. Je n’oublierai jamais nos premiers pas, ces premières sensations. Udji m’a acceptée, du haut de son 1,71.
Merveilleux instant.
Puis tristes instants.
La mort est passée tout prêt pendant plus d’un an. Nous avons connu les allées de la clinique vétérinaire de Gand en Belgique. Une dizaine de fois. La vie en box, le stress. Il se déplace les organes. Les coliques sont souvent fatales chez les chevaux.
Depuis avril 2013, Udji vit au grand air, toute l’année dans les prairies morbihannaises. Mutation heureuse, j’ai pu revenir aussi. Depuis, les balades ont repris, les cours aussi. Plus de problèmes de santé depuis plus d’un an. J’ai essayé d’écouter le plus possible, ce cheval, mon cheval. Il me le rend au centuple. Il reconnait ma voiture, mon pas et m’attend à la barrière.
Je crois que tout cela porte le nom de complicité.
Je vous la souhaite.

 

Ségolène

Publié dans Synthèses 2014

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S’inspirer de la philosophie chinoise par Olivier Bérut

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

« Aller à l’essentiel » réduit parfois trop radicalement l’identification des véritables causes d’un problème, limite les solutions envisageables et bride la créativité et la motivation du groupe. Olivier BERUT nous a présenté la pensée stratégique Chinoise avec de nombreux exemples concrets et duplicables. Il nous laisse une belle documentation pour y revenir à volonté et la mettre en œuvre immédiatement. La pensée stratégique Chinoise privilégie une vision globale et dynamique de toutes les questions de notre quotidien. Nous voilà armés d’un bel outil pour envisager les grands changements actuels avec pertinence et bonheur.

 

 

 

 

 

Publié dans Synthèses 2014

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