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16 articles avec temoignages

Annick et Kali

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Les chevaux dans notre vie…

Comme l’être humain, chaque cheval est différent, ne serait-ce que par sa race.
Ensuite, viendront s’ajouter son cadre de vie, ses activités, son propriétaire et ceux qui participeront à sa vie.
Pourtant, le même cheval sera différent selon ce qu’il fera et avec qui il le fera. J’en prends pour exemple Kali, ma « bonne » jument, qui, avec nous, faisait de l’équitation et de l’attelage.
Quelle différence dans son comportement pour l’une ou l’autre de ces disciplines.
Cela commençait dès le box.
Pour l’équitation, le toilettage se faisait à l’intérieur alors qu’on le faisait à l’extérieur quand nous la préparions pour l’attelage.
Là, déjà, elle comprenait.Et, c’est devenu évident avec le temps : plus fière quand elle « sentait » la voiture… C’est « majestueuse » qu’elle sortait de son box, tête relevée, oreilles dressées, œil pétillant.
Une fois harnachée et attelée, elle faisait alors la différence par rapport à celui qui tenait les guides. Le professeur ou le débutant, elle n’avait pas besoin de se retourner pour vérifier, elle « sentait ». Et, bien évidemment, elle agissait différemment. Non, elle ne privilégiait pas l’élève, au contraire… elle savait parfois lui réserver un « mauvais » coup. Rien de grave, mais une résistance à quelques demandes ou de la précipitation quand il fallait avancer lentement. Elle testait, tout simplement.
Puis, quand nous avons commencé à participer à des concours, elle a très vite compris ce que l’on attendait d’elle. Le parcours d’orientation ou le parcours en terrain varié : elle s’adaptait, elle obéissait. Et, surtout, je pense, elle s’amusait…
Elle avait compris le passage entre les barres, la traversée du gué, le demi-tour, le reculé, les différents obstacles…Mais, bien sûr, il fallait lui donner les bons ordres, bien la guider.
Le gué, elle adorait. Il fallait alors la pousser, pour qu’elle ne s’y arrête pas, mais pas trop pour qu’elle ne passe pas à l’allure supérieure. L’arrêt lui plaisait aussi, pieds bien au carré, tête relevée…Des moments extra !
C’est dans ces moments là que l’on comprend combien le respect de l’animal est important ; il nous le rend bien.
Nous l’avons compris mieux encore lors d’un concours d’endurance. Dans cette discipline, le temps mis à faire le parcours était important, mais il était tenu compte, pour le classement, de la récupération cardiaque du cheval. Et nous voilà partis, le cœur léger. Les kilomètres se succèdent, le temps passe et, bientôt, nous arrivons au but. Kali, elle, trottait à son aise, allure régulière. Nous avons bien essayé de la pousser un peu, histoire de gagner quelques minutes au chrono.Non, elle continuait à son rythme…
Passage vétérinaire obligatoire dix ou quinze minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée. On la désaltère, pas trop, on la fait marcher tranquillement et on passe sous les yeux experts du docteur.
En temps, nous n’étions pas les meilleurs mais au classement, nous étions les premiers ! C’est son allure paisible et tranquille qui a fait toute la différence et nous a offert la coupe !
Merci, Kali.
C’était un peu la même chose quand on la montait. D’ailleurs, comme elle était un peu « mémère » et très placide, c’est souvent elle qui était donnée aux débutants. Il lui arrivait alors d’en profiter : s’arrêter, couper les coins, faire ce que bon lui semblait…. Parfois difficile quand on la prenait ensuite ; il fallait la surveiller, la remettre sur le droit chemin. Et si c’est Anne-Sophie qui la montait, alors, là, elle ne « bronchait » plus, attendant les ordres de sa cavalière, réagissant à la moindre demande. C’était Kali !
Lors de certains cours d’équitation, on faisait quelques jeux. Très vite, elle comprenait ce que l’on attendait d’elle ; un simple mot et elle démarrait.
Il n’y a qu’une chose qu’elle n’aimait pas : le saut d’obstacle !
Mais à vrai dire, elle n’était pas bâtie pour cette discipline. De mon côté, ce n’était pas ma préférence. Quelque part, on se comprenait…
Très vite, un langage s’installe entre l’animal et l’homme.
Avec elle, nous avions l’habitude non seulement de lui parler, mais aussi de lui envoyer une sorte de sifflement auquel elle répondait avec une certaine rapidité.
Après l’avoir vendue, je suis allée la revoir. Elle était dans une prairie avec un autre cheval. A son nom, elle a tout de suite réagi, levant la tête, bougeant les oreilles, se dirigeant dans ma direction. Quand j’ai sifflé, c’est au galop qu’elle est arrivée, bousculant son compagnon de prairie pour arriver plus vite. Le nouveau propriétaire n’en revenait pas : "Je dois toujours l’appeler plusieurs fois pour qu’elle bouge".
Et puis, parler n’est pas toujours nécessaire. Le cheval comprend et interprète les silences, les non-dits.
Il m’arrivait parfois, bien fatiguée après une dure journée de boulot, de ne pas être en grande forme pour la leçon d’équitation. Une simple caresse suffisait ; elle savait qu’il faudrait y aller doucement, qu’il faudrait être sage.
Elle savait aussi qu’elle serait récompensée : carottes, pommes, bonbons… il y en avait toujours dans l’une ou l’autre poche, dans un sac que l’on déposait, en arrivant, au bord du box. Elle savait qu’il fallait attendre la fin de la reprise ou de la balade pour y avoir droit. Et, si ça trainait un peu, alors elle se servait, la tête plongée dans le sac ou les naseaux au bord de la poche et l’œil pétillant elle savourait la douceur convoitée.
Quant au pansage après l’exercice, c’était un autre plaisir. On sentait en la brossant ou en la douchant qu’elle appréciait. Juste retour des choses…
Mais, toujours, le « repos » et le confort du cheval avant celui du cavalier
Après mon opération du genou, je tenais à remonter, ne serait-ce qu’une fois. Le défi était lancé. Après deux petits essais de quelques minutes, sans le moindre problème, je décide, dans les jours suivants, de me faire plaisir et de la monter plus longuement. Une heure de bonheur ! Oui, Kali et moi avons « travaillé » pendant une heure ; elle répondait à mes moindres signes, elle réagissait au plus petit coup de talon. Pas, trot, galop, transitions, cessions, figures, tout y est passé, ou presque…
Les autres cavaliers et le moniteur n’en revenaient pas. Jamais nous n’avions été aussi complices, en accord presque parfait, en… osmose… Celles et ceux qui nous ont regardées m’ont avoué ensuite : on n’aurait pas pu dire laquelle était la plus heureuse de vous deux… tout était dans le regard, de l’une comme de l’autre…
Merci, Kali.
Cette fois là, heureuse, en descendant, j’ai su que je ne la monterai plus.
Je tenais à rester sur une telle complicité, un si grand bonheur pour les deux.
Et s’il m’arrive de la « regretter », je pense à ce qu’elle m’a apporté, à tout ce qu’elle m’a donné. Elle m’a fait grandir. Elle m’a appris le respect, l’humilité, mais aussi la volonté et le dépassement de soi sans écraser l’autre…
Belles leçons de vie que nous donne ce noble animal !
 

 

Annick et Kali

Publié dans Témoignages

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Ségolène

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Aussi loin que je m’en souvienne, le cheval a toujours fait partie de ma vie et de mes rêves. Et pourtant, les premières expériences n’ont pas toujours été heureuses : chutes, coups de pied. Qu’importe le virus était là. Des années de cours plus tard, empreints d’enseignements basés sur une culture militaire, l’approche a évolué. Elle s’est ouverte à une plus grande écoute de l’animal et de son fonctionnement. La vraie recette de cette complicité homme–cheval. Exit ou presque, le « je décide et tu cèderas ». Et les faits le prouvent : essayer d’imposer votre autorité à un cheval qui pèse 400, 500, 600 kg. Peine perdue. Alors que s’intéresser au comportement du cheval, vous fera gagner un temps précieux.
Aujourd’hui mon rêve est devenu réalité. Et de la plus belle des manières : un poulain. Celui de la jument de famille. Onze longs mois d’attente, 700 km parcourus pour traverser la France et découvrir les premières heures de mon complice Udji. Merveilleux premiers instants où je me suis fait tout petite pour laisser ce poulain et sa mère vivre ce qu’il leur appartenait.
Seule la confiance qu’elle avait en moi, en l’humain, m’a permis d’approcher ce frêle poulain.
Et de jours en jours, le lien s’est construit. J’ai observé cette jument apprenant les règles de vie à ce poulain intrépide. Sans m’immiscer. Jamais. Peu à peu, sa curiosité l’a poussé à venir vers moi, à me faire confiance, etc.
Est venu le moment du sevrage. Séparation difficile mais nécessaire entre la mère et son petit. Je suis alors devenue la référente, la dominante.
Des heures à jouer, à poser les bases de cette route à deux.
De quoi presque oublier ses trois ans « fatidiques » où petit cheval devenu grand pourra être monté. Udji s’est révélé sage et appliqué sous la conduite de la professionnelle qui lui a inculqué les bases nécessaires. Mais les bases restaient des bases. Marcher, trotter, galoper.
Le 5 juillet 2011, jour J. Le jour où j’ai décidé de me lancer. M’acceptera-t-il ou pas sur son dos ? J’avais le temps. Il avait confiance. Je n’oublierai jamais nos premiers pas, ces premières sensations. Udji m’a acceptée, du haut de son 1,71.
Merveilleux instant.
Puis tristes instants.
La mort est passée tout prêt pendant plus d’un an. Nous avons connu les allées de la clinique vétérinaire de Gand en Belgique. Une dizaine de fois. La vie en box, le stress. Il se déplace les organes. Les coliques sont souvent fatales chez les chevaux.
Depuis avril 2013, Udji vit au grand air, toute l’année dans les prairies morbihannaises. Mutation heureuse, j’ai pu revenir aussi. Depuis, les balades ont repris, les cours aussi. Plus de problèmes de santé depuis plus d’un an. J’ai essayé d’écouter le plus possible, ce cheval, mon cheval. Il me le rend au centuple. Il reconnait ma voiture, mon pas et m’attend à la barrière.
Je crois que tout cela porte le nom de complicité.
Je vous la souhaite.

 

Ségolène

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Candice

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

approfondissement7-candice.pngJ’ai laissé germer ce petit texte, je ne savais pas de quoi parler exactement à part de ma relation particulière avec les chevaux. Puis cela m’est venu – comment parler de quelque chose qui est évident ? Qu’est qu’une évidence ?

De toute évidence je suis amoureuse des chevaux depuis mon enfance. De toute évidence, je me suis toujours sentie à l’aise avec eux. De toute évidence aussi je l’étais moins avec moi-même.
J’ai été attiré par eux et puis la relation avec eux a évolué, avec moi, avec ce que j’ai vécu, avec mon expérience, avec ma volonté de découvrir chaque fois ce qui me faisait être si bien avec eux, en prenant soin d’eux, en passant aussi mes colères sur eux ne savant pas comment les gérer, ma joie, ma tristesse. Avec eux j’étais libre d’être, loin des jugements. Les chevaux m’ont permis de vivre totalement les émotions qui se bagarraient à l’intérieur de moi. Je me suis sentie libre…avec eux.
Depuis j’ai grandis, l’amour que j’ai pour eux est toujours là et le sera jusqu’à la fin de ma vie. C’est ma certitude car l’amour ne se détruit pas, c’est notre capacité à donner et recevoir.
Les chevaux ne se posent pas de questions, ils sont vraiment dans ce partage qui est de recevoir les sentiments divers des humains et donner toute leur générosité, car le cheval est un être sensible, qui est d’une extrême bonté.
Aujourd’hui je partage ma vie avec un homme mais mes chevaux sont tout près de moi car je trouve que ce sont des créatures si belles et merveilleuses.

Quelques photos de Mowgli, petit poney d’école qui m’a appris à me mettre en mouvement, à exprimer qui j’étais. J’ai pu lui donner tout mon amour en lui transmettant une bonne énergie lorsqu’il était fatigué de porter tous ces petits élèves sur son dos…

 

CandiceCandice

Publié dans Témoignages

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Dominique

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Deux histoires brèves

(très marquantes, très kinesthésique) d'une ostéopathe
 

J'ai toujours voulu " faire du Cheval " et n'ai jamais " Fais du Cheval".
J'ai rencontré les chevaux, pour la première fois, au cours d'une journée de formation continue d'ostéopathie où nous devions tester nos talents sur les chevaux.
Le matin, en arrivant, nous sommes tous réunis devant les chevaux répartis dans des espaces clos.
Je m’aperçois que j'ai oublié stylo papier et je pars en courant les chercher.
Sur mon chemin, je rencontre deux grands chevaux libres cette fois devant moi, je m'arrête, les regarde puis je m'avance doucement vers celui de gauche, marron foncé, plus en avant et le prend dans mes bras, joue contre joue, je n'ai pas pensé le faire, ça c'est fait.
Un nuage de douceur m'envahie, une force ouvrante (puissante), me déborde,  éclaire le paysage que je perçois plus lumineux, presque vert fluo. Je me sens comme si le cheval clique sur mon ordinateur interne pour mettre en route la joie, non seulement en moi mais dans tout ce qui m'entoure.
dominique.pngLa deuxième, quelques années après, lors d'une première séance individuelle avec un cheval, aux deux tiers de la rencontre, le cheval est là, devant moi à quelques mètres, immobile, souriant, confiant, aimant,  extrêmement présent, presque enveloppant.
Je suis  face à lui, à quelques mètres, l'étonnant c'est que ces quelques mètres n'existent pas, comme vides, je suis dans quelques chose ...
Et je voie parfaitement l'intérieur de mon thorax, je suis derrière le sternum et c'est comme si le cheval bouge un curseur à l'arrière du sternum pour me dire :" voilà, si tu veux être entendue, écoutée, suivie dans tes suggestions soit là "
"Si tu t'exprimes de là tu n'auras pas d'effort à faire pour être entendue, même sans parler "
Ou, dit autrement, il me dit :" exprime-toi de là et tu verras je t'écouterai je te suivrai. A l'intérieur de toi, mets- toi là, tu es alors à ta place "

 

Publié dans Témoignages

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Karine DRH (adhérente Germe et présidente d’un groupe)

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

karine-1.pngIl y a 5 ans, j’ai décidé de sauté le pas et d’avoir mon propre cheval. Je n’avais pas de critère particulier de choix si ce n’est qu’il soit en bonne santé, que nous puissions faire ensemble de belles balades, un peu de dressage, l’important était que le feeling passe entre nous. Kalypso pèse près de 600 kg, soit plus de 10 fois mon poids, il avait déjà 11 ans lors de notre rencontre.
Il faisait du concours de saut d’obstacles et avait vécu plein de vies avec d’autres cavaliers.

Le parallèle avec nos rencontres en entreprise est simple à imaginer …
Le rapport de force a peu de chance de fonctionner, la mémoire
et l’expérience de chacun façonnera  ses comportements à venir…

Son caractère affirmé et très gai (il est démonstratif lorsqu’il est content, ou pas …) lui a joué des tours puisque personne ne le sortait en balade, la plupart des cavaliers appréhendaient de travailler avec lui et le rentrait au box dès le cours achevé…Il a également été « brusqué » pour sauter de gros obstacles ce qui a eu pour résultat de le « planter » comme on dit dans le milieu (en concours il passait les 2 premiers obstacles, point final), mais tout cela je ne l’ai appris que plus tard !!! Le joli Kaly était écoeuré.

Il me semble avoir déjà croisé des managers enclins à couper les ailes de leur collaborateur, n’est-ce pas  compliqué lorsque l’on prend la suite ???

Lorsque nous avons été présentés, je l’ai regardé longuement dans les yeux, il avait l’air un peu résigné mais il y avait cette petite étincelle dorée au fond et toutes ces petites marques (une longue liste blanche sur le chanfrein et des jolies balzanes) qui lui donnaient une vraie personnalité !
J’ai souhaité l’emmener au club où je monte habituellement, il m’a suivi tranquillement dans le van, n’a pas bougé une oreille pendant le trajet, près d’une heure, c’était un bon départ.
Le lendemain, une fois familiarisé avec  son nouvel environnement, je décidais de monter sur son dos et de commencer à travailler tout en continuant à faire connaissance. Résultat du 1er quart d’heure : pas terrible du tout, incompréhension de mes demandes malgré une écoute attentive de sa part ; nous n’étions pas en phase, ce n’était pas le cheval avec lequel j’allais briller en concours de dressage.

Lorsque l’on devient manager d’une équipe, on n’en choisit pas forcément
tous les membres, il suffit souvent de laisser le temps au temps afin de
créer les conditions d’une bonne et efficace collaboration…

Pour éviter de rester sur une frustration mutuelle, nous partons faire une petite balade, seuls dans le bois d’à côté, rênes longues mais je suis prête à réagir si besoin.

Etre à l’écoute, lâcher prise, établir une confiance mutuelle…
en créant du plaisir à partager ce que l’on fait ensemble…

approfondissement6-karine-2.pngMa première balade avec MON cheval, je suis trop heureuse, je fredonne, il m’écoute et avance franchement, sans hésitation sur ce terrain inconnu. Nous arrivons au début d’une belle allée, bien large, bien verte, idéale pour galoper mais je ne demande rien, les rênes toujours posées, je lui laisse le choix. Kalypso s’arrête net, il tourne sa tête et me regarde comme s’il n’en revenait pas, je souris et lui demande on y va ? Je reprends mes rênes, et c’est parti ! Il galope de bon cœur et ralenti avant le chemin piétonnier, juste à ma voix. Ce moment était magique, pur plaisir pour tous les 2 et je suis convaincue que malgré nos imperfections mutuelles nous allons faire plein de choses « extra-ordinaires » ensemble.

Pour lâcher prise, il faut parfois être un peu fou, prendre des risques,
est-ce que ce n’est pas cela aussi être manager ?

Aujourd’hui, le respect, la complicité et la confiance sont bien ancrés (malgré les chutes et les surprises…), ce n’est pas simple tous les jours. Kalypso réagit de 2 manières différentes selon mon état d’esprit du moment, il me fait écho ou il compense en m’envoyant « paître ».
Kalypso me donne des choses intéressantes durant nos séances de travail (sauf quand je ne suis pas vraiment avec lui), il progresse (et forcément moi aussi), et c’est réciproque dès que l’on sort en extérieur, je sais qu’il est fiable (même si parfois il montre qu’il est très heureux et qu’il me surprend) et il a sa part d’autonomie.

En bref, la générosité dont le cheval fait preuve mérite que l’on s’engage réellement à lui donner au moins autant et cela fructifie avec le temps.
Avec nos équipes, le chemin est similaire, nous avons le devoir de nous impliquer, de nous engager et d’écouter avant d’exiger, c’est la meilleure voie vers la réussite.

 

Publié dans Témoignages

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Patricia - adhérente Germe

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

patricia.pngJ’ai passé une demi-journée au haras de Cazeau  pour découvrir un extrait du programme proposé dans le cadre de Cheval Miroir avec Transhumance accompagnement.
Tout d’abord, il est important de spécifier qu’il n’est pas nécessaire d’être cavalier pour suivre cet atelier, bien au contraire, une méconnaissance de l’animal peut être un avantage. Travailler en séance « d’équi-management », ce n’est pas monter sur un cheval et adopter la posture du cavalier mais développer une relation avec cet animal en résonnance avec le développement personnel et interpersonnel.  Il est alors question de la relation à l’autre, d’empathie et d’assertivité.
J’ai vécu ce jour-là une expérience inoubliable qui m’a permis de comprendre un point essentiel concernant mon management et par extension un trait de mon caractère pouvant parfois être déstabilisant pour mes équipes.
Connaître son objectif et le définir clairement à l’autre, cela peut paraître étrange mais cette heure passée en centre du manège, avec, à la main une longe qui n’était pas attachée au cheval, a dévoilé ce manque de précision que j’ai parfois lorsque je fixe des objectifs et que je dois les exprimer.  
Lors de cette séance, le silence était de rigueur et seul le corps devait s’exprimer : le langage de mon corps s’adressant à celui du cheval.  La précision de mes gestes, mon attention et mon écoute à l’autre ont permis de faire passer le cheval d’une allure à une autre : pas, trop galop,  de réaliser des changements de direction tout en respectant le cercle imposé par le manège.
Lorsque le travail fut terminé, une autre rencontre a pu avoir lieu : le cheval est venu naturellement me voir et me toucher.
J’ai vécu cette expérience de façon isolée mais je pense sincèrement qu’il est aussi intéressant de le vivre en équipe et en consacrant un temps important au bilan de la séance en manège (mais au fait manège et management, ne serait-ce pas la même famille de mot ?)

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Mickaël

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Le thème que vous proposez est très intéressant. Le milieu du cheval m'était inconnu il y a 3 ans mais depuis que ma fille de 8 ans en fait (c'est du poney à son âge mais c'est pareil), je me rends compte des effets de stimulation et d'adaptation de l'individu au cheval et réciproquement. La relation homme-cheval révèle et amplifie le caractère de chacun, en tout cas pour notre fille ça été très significatif. Donc je pense que c'est une très bonne idée que vous avez eu pour l'anniversaire de Germe dans le Morbihan.

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Geoffroy – Randonnée

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

De l’observation des chevaux dans la nature et de l’analyse que j’ai pu en faire pour notre vie d’humains :
Lors d’un changement de pâture de mon cheval, Little Boy :
geoffroy-randonnnee.pngAprès un voyage de deux heures en van, Little boy arrive dans son nouvel environnement, un peu stressé, par le voyage et par son arrivée dans un lieu inconnu. Après un moment de détente, je le mets dans le champ qu’il va désormais partager avec 3 autres équidés, un grand cheval et deux poneys.

Le premier à venir voir Little Boy est Papyrus, petit poney alezan, qui arrive au grand galop. Les deux autres, Question, poney gris et Fantome, le grand cheval Alezan, suivent également au galop mais de manière moins agressive que Papyrus.
Les 4 galopent de bon cœur à travers le champ, avec hennissements et ruades, tous derrière Little Boy qui semble vouloir échapper aux trois autres habitants du champ.

Après 5 minutes, les 4 chevaux se calment. Papyrus garde une attitude agressive envers Little Boy, avec des ruades ciblées et des tentatives de morsures.
Question, quant à lui, semble très intéressé par des contacts plutôt amicaux avec Little Boy…
Fantôme observe et très rapidement isole Papyrus dans un coin du champ, assez loin de Little Boy et Question. Dès que Papyrus cherche à retourner vers Little Boy, Fantôme s’interpose entre les deux et laisse Little Boy et Question s’éloigner.

De la première partie de l’observation, on pourrait déduire que Papyrus est le leader dans le troupeau. C’est lui qui vient voir « l’intrus » en premier, qui le teste dans ses réactions, qui cherche à l’exclure de manière plutôt agressive voyant qu’il ne se laisse pas faire.
Fantôme observe, jauge, et finalement comprends assez rapidement les amitiés ou accointances naturelles qui sont en train de se former ou pas…
Lequel est le leader dans ce groupe et lequel est le « petit chef » ? Quel est le rôle de Question dans ce groupe ? Et si je remplaçais les noms des chevaux par Jean-Paul, Albert, Philippe et Christophe ?

Little Boy est né chez moi il y a 14 ans, ayant été propriétaire de son père et de sa mère. Etant cavalier depuis mon plus jeune âge, je n’avais par contre aucune expérience dans l’élevage. Je l’ai donc élevé, débourré, éduqué en essayant de penser « cheval ». Il en est né une relation étonnante et finalement je suis quasiment le seul à l’avoir monté.

Petit à petit, je me suis rendu compte que Little Boy agissait comme un miroir à mes émotions. Il m’est arrivé, lors d’une période de ma vie un peu compliquée de venir le voir uniquement pour me «consoler». Sa réaction était très souvent celle que j’attendais, à savoir de la douceur-tendresse et de l’attention. Par contre, quand je suis plutôt énervé, ou en colère, j’évite d’aller le voir. Je sais qu’il me tournera facilement le dos et ne m’adressera pas la « parole »…

 

Geoffroy – Randonnée

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Annick, les bienfaits de l’équitation

Publié le par Bernard Veys Germe Morbihan

Annick praticienne attelage et mère d’une fille

En ce qui me concerne, même si j’ai commencé un peu tard à pratiquer ce sport, j’ai tout de suite était atteinte par le « virus »…
Difficile de ne pas s’attacher aux chevaux quand on constate ce qu’ils peuvent nous apporter.
Le respect de l’autre, de l’animal, tout d’abord…il a droit à un toilettage avant d’être monté, mais aussi après…
Puis viennent aussi la patience, le courage, la volonté. Beaucoup de non cavaliers s’imaginent que tout est fait par le cheval. C’est faux !... oui, il en fait beaucoup… mais il a besoin de son cavalier pour comprendre et exécuter ce qu’on lui demande.
Leçon de courage et de volonté pour « vaincre » sa monture et aller avec elle jusqu’au bout… En fait, ce n’est pas un « combat » mais l’accord de deux caractères … .
Arrivent ensuite la complicité et la connivence … .Pas toujours besoin de parler au cheval… il « sent »… et « réagit »… il se fait complice de son maître.


Pour ma part, une excellente thérapie ; une très bonne pharmacopée. A cheval, j’oubliais tout le reste….je ne pensais qu’au moment présent. En même temps, j’ai goûté à l’attelage et, là aussi, c’est le pied !... l’entente, la complicité avec la bête… différente, certes, car les contacts ne sont pas les mêmes (on n’est pas sur le cheval, mais « loin » derrière) mais, on s’en rapproche dans la préparation, dans le pansage, les soins, les « monologues » qu’on lui adresse.
Et puis, quand cavalier ou meneur a « gagné », bien rempli son parcours, le cheval ressent sa joie, son émotion.
Et, à deux, ils partagent cette « victoire ».

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Anne-so

Publié le par Germe Morbihan

Relation Homme-cheval :

Au niveau sportif, bien évidemment, il faut une grande complicité.
Il faut un respect de l’animal et il faut un respect de la part de l’animal.
Une bête de 600 kg, un mouvement de tête lui suffit pour t’envoyer au sol. Pour pouvoir faire du dressage, de l’obstacle, de la balade et autres disciplines, il faut que les deux “amis” soient en osmose, en phase. 
A force de se côtoyer, de se connaitre, cavalier et monture finissent par se comprendre de manière exceptionnelle.
On peut en effet parler « d’amitié », car un lien très fort se tisse. Le cheval, bizarrement, est une éponge à sentiments, à ressentis.

Une passion qui se transmet car Chloé a commencé le poney à 2 ans ... des petites balades de 30 minutes le dimanche après-midi.

       Et mademoiselle trotte déjà....
                         … plus tard, elle pourra ...

Publié dans Témoignages

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